Procès du "tueur de DRH" : Gabriel Fortin jugé en appel à partir de ce lundi | TF1 INFO

LCI - 12/05
[VIDÉO] Le procès en appel de Gabriel Fortin démarre ce lundi à Grenoble. Celui qu'on a surnommé le "tueur de DRH" est accusé d'avoir tué trois personnes en janvier 2021. Il avait été condamné à la peine maximale en première instance. - Procès du "tueur de DRH" : Gabriel Fortin jugé en appel à partir de ce lundi (Police, justice et faits divers) - TF1 INFO

Le procès en appel de Gabriel Fortin démarre ce lundi à Grenoble.
Celui qu'on a surnommé le "tueur de DRH" est accusé d'avoir tué trois personnes en janvier 2021.
Il avait été condamné à la peine maximale en première instance.

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Attaques meurtrières de DRH et d'une conseillère Pôle emploi

Il n'a jamais eu "rien à déclarer". Alors qu'il était resté mutique lors des douze jours de débats devant la cour d'assises de la Drôme en juin 2023, Gabriel Fortin pourrait-il enfin s'expliquer sur ses actes ? Celui qu'on a surnommé le "tueur de DRH" doit en tout cas comparaitre à partir de ce lundi 13 mai devant la cour d'assises d'appel de l'Isère, spécialement aménagée pour l'occasion. Il est accusé de trois assassinats et d'une tentative d'assassinat au cours d'un périple meurtrier le 28 janvier 2021.

Installé dans un "mode de fonctionnement paranoïaque"

En première instance, l'homme aujourd'hui âgé de 49 ans n'avait livré aucune explication, ni fait preuve d'aucun remord devant le tribunal de Valence. Tous les efforts des magistrats, des avocats et même de sa propre famille pour le pousser à expliquer son passage à l'acte s'étaient heurtés à un mur. "Je n'ai rien à dire", répétait-il, inlassablement. Hermétique, voire glacial, il s'était plutôt posé en victime, dénonçant des "atteintes personnelles" et une enquête à charge. Des arguments qui n'avaient pas satisfait la cour d'assise. Le "tueur de DRH" avait été condamné en juin 2023 à la prison à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté maximum de 22 ans. Si les jurés avaient retenu que des troubles psychiques avaient altéré son discernement au moment des faits, aucune diminution de peine n'avait été appliquée.

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Assisté de nouveaux avocats, l'énigmatique ingénieur va donc de nouveau être interrogé. Seize jours pour peut-être enfin dévoiler les raisons qui l'ont poussé à passer à l'acte. D'autant que tous les indices laissent penser que son geste s'explique par ses échecs professionnels. La première victime, Patricia Pasquion, était conseillère dans une agence Pôle emploi de Valence qu'il avait fréquentée. Les trois autres avaient quant à elles toutes été associées à ses licenciements. Géraldine Caclin était directrice des ressources humaines, toute comme Estelle Luce. Bertrand M., également dans les ressources humaines, avait quant à lui échappé de peu à une agression armée à son domicile.

VIDÉO - Procès du "tueur de DRH" : le mari d'une victime témoigne pour la première foisSource : JT 20h Semaine

Les familles des victimes ont toutefois peu d'espoir. Pour celles qui vont subir l'épreuve d'un second procès moins d'un an après leur première confrontation, il semble peu probable que Gabriel Fortin renonce à cette attitude rigide. L'homme est "totalement enkysté" dans un "mode de fonctionnement paranoïaque", estime Me Denis Dreyfus, qui défend la famille de Patricia Pasquion, la conseillère à Pôle Emploi. Et pourtant, en appel, "les choses sont toujours différentes", comme le reconnait l'avocat.

F.S. avec AFP

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